MyPremierleague vous propose aujourd’hui de dresser un petit bilan de la réussite ou non des transferts estivaux de cette édition 2010/2011 du Championnat d’Angleterre. Le dossier est organisé en deux parties, la première pour les transferts réussis et la deuxième – vous l’aurez compris – pour les échecs en matière de recrutement. Bonne lecture et n’hesitez pas à réagir et a commenter cet article !
Au rayon des jeunes qui ne demandaient qu’un contexte sportif favorable et du temps de jeu pour exploser, on retrouve:
Javier Hernandez recruté à Guadalraja par Manchester United qui en plus de s’impliquer dans un marché intéressant du point de vue commercial au Mexique s’est adjugé un très bon joueur vif et technique capable de marquer en entrant en jeu, déjà auteur de 9 buts en 18 matchs (dont 10 entrées en jeu) dont certains capitaux (but de la victoire à Stoke City, et West Bromwich Albion mais aussi qui ont lancé son équipe comme à Blackpool ou contre Stoke City à Old Trafford) .
Cheikh Tioté arrivé en provenance du champion des Pays Bas, le FC Twente Enschede s’est rapidement installé comme titulaire dans l’entre jeu des Magpies, faisant parler son agressivité dans la récupération du ballon et sa qualité technique en plus de sa propension a aller de l’avant. C’est lui qui égalise pour Newcastle lors du retour fantastique de son équipe de 0-4 à 4-4 récamment.
Victor Obinna prêté par le Champion d’Europe en titre, l’Inter Milan a lui aussi gagné du temps de jeu à Upton Park où il démontre son potentiel énorme. Malheureusement souvent mal épaulé par ses coéquipiers, il a toutefois l’avenir devant lui-même si il ne sait pas encore de quoi il sera fait (l’Inter n’a pas manifesté de signes envers lui et l’avenir des Hammers en Premierleague est flou).
Nascimento Ramires, fort d’une très bonne saison qui l’a vu être couronné champion du Portugal et quart de finaliste de l’Europa League avec le Benfica Lisbonne, échouant en quart de finale de la Coupe du Monde avec la sélection Brésilienne de Dunga mais aura démontré une fois de plus son potentiel athlétique énorme, et son omniprésence sur le terrain ainsi que sa qualité offensive et sa capacité a percuter en formidable joueur de contres lors de son coûteux transfert vers la capitale où il a récupéré le maillot floqué 7 laissé par Andrei Shevchenko un an auparavant. Il a eu quelques difficultés d’adaptation, lui qui a été lancé dans le grand bain par Carlo Ancelotti devant l’hécatombe de blessures au milieu de terrain (Lampard, Zhirkov) a un poste de faux relayeur ou de percuteur cantonné a un rôle plus restreint de distribution auquel son jeu de passe perfectible lui a amené a avoir pas mal de déchet lors de l’automne nottament. Il s’est accroché depuis sa première bonne performance contre Arsenal qui était restés sans suite et aligne désormais les grosses performances depuis la mi-décembre en montrant sa qualité a percuter et a apporter du soutien aux joueurs de couloir avec énormément d’appels devant.
Ahmed El Muhammadi fort d’une Coupe d’Afrique des Nations 2010 très réussie avec l’Egypte est arrivé en Angleterre avec certainement l’objectif non avoué de faire mieux que le dernier Egyptien que la Premierleague (et Bruce) a côtoyé en la personne d’Amr Zaki l’éphémère buteur de Wigan. Le pari est en passe d’être réussi tant ses déboulés sur son couloir ainsi que sa polyvalence auront enchanté le Stadium Of Light durant ces deux tiers de championnat disputés. Moussa Dembele a lui posé ses valises durant le mois d’Août chez le finaliste de la dernière Ligue Europa et s’est installé en 9,5 où il aura eu l’occasion de montrer sa technique, sa qualité de frappe et sa vision du jeu. Il peut cependant gagner en régularité et en consistance mais son bilan est positif.
Un joueur qui peut lui aussi prétendre a ce titre de meilleure recrue de l’année, c’est Asamoah Gyan arrivé de Rennes pour 16M€ après une Coupe du Monde très réussie avec le Ghana ponctuée de 3 buts et une activité énorme dans le jeu, tout en appels et décrochages, en combinaisons et intelligentes avec ses partenaires en plus de qualités athlétiques, techniques agrémentés d’une qualité de frappe et un jeu de tête précis. Steve Bruce l’a mis dans le bain progressivement en le faisant entrer en jeu tout d’abord, puis a commencé à l’aligner vers fin Septembre avec Darren Bent a la pointe de l’attaque. Les fans de Sunderland ont pu constater d’eux-mêmes l’étendue de son talent avec son profil d’attaquant complet, rapide avec une superbe qualité de contrôle capable de prendre part au jeu (ce que ne fait jamais Bent) en décrochant et en délivrant des passes décisives (contre West Ham, après un excellent appel, il centre pour Henderson qui n’a plus qu’a mettre un plat du pied au fond) tout en se montrant décisif comme en atteste ses 9 buts de grande classe qui ont a chaque fois rapporté une victoire ou un nul a son équipe.
Au rayon des paris, joueurs qui avaient l’occasion de prouver leur potentiel entrevu lors des dernières saisons grâce a un transfert dans un championnat majeur ou un prêt pour engranger du temps de jeu.
Que dire du parcours de Laurent Koscielny a vitesse exponentielle ? En trois étapes d’une saison chacune ; du National et la Vallée du Cher de Tours et l’Emirates Stadium d’Arsenal en passant par le Moustoir de Lorient qu’il aura traversé vitesse grand V en montrant des qualités dans la relance (réfléchit énormément avant de relancer, parfois trop mais a le mérite de ne pas balancer comme un vulgaire Zat Knight), les duels et le placement le tout agrémenté d’une technique efficace. Il s’est montré intraitable lors des gros matchs comme contre Liverpool, Manchester United et Chelsea et a même gagné une convocation en sélection. Je persiste a croire qu’acquérir ce côté vicieux qui fait la qualité des grands défenseurs lui fera franchir un nouveau pallier.
Le recrutement de Marouane Chamakh aura démontré une fois de plus la folie dépensière d’Arsène Wenger qui l’a fait venir gratuitement en provenance des Girondins de Bordeaux où il avait fini par faire le tour de son club qui éprouvait le besoin de démarrer un nouveau cycle avec une dernière saison très réussie ponctuée d’une quinzaine de réalisations et démontrant sa capacité a se dépenser énormément pour le collectif de son équipe. Malgré quelques difficultés a saisir les subtilités du jeu à terre d’Arsenal, il aura tout de même réalisé une bonne première partie de saison avec 7 buts et un altruisme maladif a donner des boutons au premier Martin Petrov venu, même si il est porté disparu depuis la trêve et a annoncé avoir recommencé une préparation d’avant saison avec le staff de son club, étant a court de moyens physiques. Son recrutement peut quand même être considéré réussi à partir du moment ou le risque et la pression liés au montant de transfert étaient absents, et que le marocain a marqué une dizaine de buts en Ligue des Champions et en Premierleague même si il a rarement marqué le premier but, ou le plus important, se contentant souvent du dernier but de son équipe.
Blackpool aura réussi a la dernière minute du mercato d’été a s’adjuger de nouveau les services de l’attaquant Dudley Junior Campbell, pièce maîtresse de son incroyable remontée fantastique du bas du ventre mou du Championship a la 6e place en deuxième moitié de saison synonyme de participation aux Play-Offs que les Tangerines remporteront a la surprise générale notamment après une victoire chez le favori Nottingham Forest en demi finale avec un hat-trick de DJ. Leicester avait prêté le joueur en deuxième moitié de saison dernière à Blackpool et ne voulait pas le voir repartir à nouveau cette année au vu de sa réussite et parallèlement de leurs ambitions de montée.
Peter Odemwingie a à ma grande joie rejoint la Premierleague (Anglaise) depuis le temps que je voulais y voir évoluer ce joueur à l’histoire personnelle peu ordinaire (né en Ouzbékistan d’un père Nigérian et d’une mère Russe). Auteur de 9 buts avec les Baggies lors d’une première partie de saison très réussie autant individuellement que collectivement ; les hôtes du Hawthorns de Birmingham ont ensuite chuté pour se rapprocher dangereusement de la zone rouge et comptent évidement sur leur buteur nigérian pour les sauver d’une possible 4e descente en une décennie (!).
Simon Mignolet a profité de la blessure à l’épaule de Craig Gordon pour s’installer dans les cages de Sunderland où il a assuré un intérim tellement convaincant qu’on se demandait même comment Gordon pourrait reprendre sa place tant le Belge fournissait des performances énormes comme contre Manchester City. Jeu au pied énorme et impeccable sur sa ligne et dans ses sorties avec quelques réflexes ahurissants, il est une des révélations de cette édition 2011.
Danny Welbeck est une autre révélation chez les Mackems, prêté par le grand Manchester United, il a montré qu’avec du temps de jeu il avait tout a fait les moyens de justifier cette arrogance qui lui a souvent été reprochée par le passé. Installé sur l’aile gauche de l’attaque de Sunderland, marquant 6 buts (dont 5 entre la 13e et la
18e journée) et faisant étalage de sa technique, son sens du jeu et sa capacité a joué dans le tempo en plus d’une polyvalence qu’on n’aurait pas forcément imaginé à Manchester United. Sir Alex en a assez vu et a d’ores et déjà annoncé que Sunderland n’avait aucune chance de récupérer le jeune Anglais définitivement cet été.
Au rayon des transferts qui ont fait couler de l’encre, joueurs confirmés qui font partie des meilleurs à leur poste en Europe, qui ont rejoint la Premierleague ; on retrouve :
Auteur de 6 beaux buts et d’un apport qualitatif intéressant dans l’entrejeu depuis l’arrivée de Kenny Dalglish a la tête des Reds, le premier portugais a évoluer dans la ville des Beatles Raul Meireles fait partie des satisfactions de la terne saison du coté de Liverpool et peut accessoirement prétendre au titre de meilleure recrue du club de la Mersey (vous conviendrez que la tache n’est pas Herculéenne), ayant trouvé sa place de régulateur par qui passent la plupart des ballons aux côtés de Lucas Leiva au cœur du jeu des Reds.
En froid avec Josep Guardiola l’entraîneur des Catalans du FC Barcelone qui lui a souvent préféré le Busquets local durant la saison écoulée, Yaya a sauté sur l’occasion de rejoindre son frère Kolo Touré (et accessoirement de multiplier son salaire, devenant le joueur le mieux payé de Premierleague avec £185.000/semaine) et de faire partie du projet ambitieux de l’autre club de Manchester qui souhaite conquérir la Ligue des Champions dans un futur proche. Le moins qu’on puisse dire c’est que sa première partie de saison est remarquée tant on a l’impression qu’il joue avec la catégorie d’en dessous avec cet avantage athlétique, technique sur la plupart des milieux de terrain du championnat.
David Silva a mis du temps à s’adapter au jeu Britannique qui ne surprotège pas les joueurs techniques comme c’est le cas en Liga. Quand Manchester City a commencé à produire un petit fond de jeu vers la fin de l’automne, le milieu Espagnol s’est petit a petit installé comme le maître à jouer de sa formation, période où il aura réalisé ses meilleures performances. Seulement cette bonne période s’est avérée passagère, Manchester City est retombé dans ses habitudes de jeu froides et sans créativité ni fond de jeu avec un collectif énigmatique reposant en majeure partie sur la réussite de Tevez depuis la trêve hivernale ; Silva privilégiant à nouveau régulièrement la solution individuelle plutôt que la passe.
Vient ensuite le tour de Rafael Van der Vaart, le candidat le plus sérieux a ce titre de meilleure recrue de la saison 2010-2011, arrivé du Real Madrid qui voulait s’en débarrasser pour seulement 11M€, il a fait étalage de sa technique et de son intelligence de jeu au point de représenter par moments l’unique atout offensif de Tottenham vers qui tous les ballons sont adressés. Brillant en Ligue des Champions et en Premierleague, Harry Redknapp n’en revient toujours pas d’avoir pu avoir l’opportunité de faire signer un tel joueur à Tottenham, preuve que le club du Nord de Londres a progressé de manière fulgurante depuis sa prise de pouvoir fin 2008.
Au rayon des joueurs qui se sont relancés cette saison, dont l’avenir était bouché auparavant et qui ont eux aussi trouvé un contexte sportif propice a démontrer leur qualité, trois noms:
Jermaine Pennant, l’ancien grand espoir d’Arsenal qui s’était perdu faute d’avoir pu renvoyer a temps l’ascenseur aux rares personnes qui croyaient encore en lui (Benitez notamment) à Birmingham, Liverpool, Portsmouth, Saragosse où il coulait depuis un an un repos paisible.
Après avoir relancé Matthew Etherington, endetté jusqu’au cou avec ses dettes de jeu Londoniennes la saison précédente ; Tony Pulis s’est donné le défi de relancer ce joueur pétri de qualité.. Le pari peut être considéré comme gagnant même si les performances de Jermaine sont souvent irrégulières, il joue régulièrement sur l’aile droite et fait étalage de ses qualités techniques, de débordement et de centre tout comme l’autre wing wizard des Potters lui aussi métamorphosé par cette cure potière, ce qui ajoute de la variété au jeu stéréotypé de Stoke City essentiellement basé sur l’usage de longs ballons.
On s’est aperçu au cours de la saison précédente que les gants de Van der Sar étaient certainement trop grands pour Benjamin Foster, coupable de boulettes à répétition sous le maillot de MU et souvent en difficulté pour commander efficacement sa défense. Manchester City ayant rappelé son jeune gardien fraîchement élu dans le PFA’s XI 2010 Joe Hart prêté durant cette saison précédente à Birmingham City, Alex McLeish a offert une porte de sortie au gardien Anglais en lui proposant une place de titulaire indiscutable loin de la pression d’Old Trafford dans l’antre de St Andrews où les Blues perdent rarement. Foster peut être considéré comme un des tous meilleurs portiers de cette édition 2010/2011 avec ses exploits répétés et son nombre de bourdes fortement diminué (même si celle à West Ham aurait pu filer des sueurs froides a son équipe en demi finale de Carling Cup) ainsi que des matchs référence comme contre Chelsea lors de la courte victoire de son club en Novembre dernier.
Vient le tour d’Ali Al Habsi, gardien à la nationalité exotique, qui défendait les couleurs de la Sélection d’Oman en parallèle de son statut d’indiscutable doublure du Finlandais Jääskeläinen à Bolton. Il a parcouru la courte distance séparant les deux rivaux du Greater Manchester pour rejoindre les dirigeants de Wigan qui lui proposaient une place de titulaire ayant trop peu de garanties avec Chris Kirkland l’éphémère International Anglais (blessure récurrente à la colonne vertébrale) ni avec le vieillissant Mike Pollit ou Stojkovic au passage éclair en Angleterre (et reparti l’été dernier en Serbie défendre les couleurs du Partizan Belgrade). Et le moins qu’on puisse dire c’est que si Wigan n’est pas plus bas au classement (si si c’est possible) c’est en grande partie grâce a lui.
Au rayon des joueurs ayant pu faire partie de ce vote mais que j’ai évincés faute de place disponible et d’un impact pas forcément aussi marquant que les 20 ci dessus:
Fréderic Piquionne, épanoui en Angleterre, mois maladroit qu’en France mais toujours un peu quand même (son expulsion à Everton après deux cartons jaunes évitables ou son incroyable raté contre Chelsea en Septembre…). Meilleur buteur des Hammers (qu’il a rejoint durant l’été en compagnie de son ancien mentor à Portsmouth Avram Grant) avec 6 buts ainsi que deux dans les Coupes Nationales, il est bien parti pour atteindre au moins son total de buts de la saison dernière (11 toutes compétitions confondues) tout en espérant cette fois ci maintenir son club en Premierleague. La grande tige serbe Nikola Zigic de Birmingham, généreux et terriblement maladroit, il ne sera vraisemblablement jamais un grand joueur mais a le mérite de jouer sur ses qualités et sa générosité se rendant décisif grace a des buts capitaux pour le maintien de son club, comme à West Ham récamment (0-1) et c’est tout ce que les fans des Blues attendent de lui.
Chris Smalling, recruté par Manchester United pour assurer la succession du grand Rio Ferdinand a disputé peu de rencontres mais a démontré assez de qualité notamment lors du derby de Manchester pour qu’on puisse considérer qu’il ait les moyens de s’imposer à MU à l’avenir.
Jonathan Walters l’ancien canonnier d’Ipswich Town (Championship), bourlingueur a travers le foot Anglais a grimpé un échelon pour trouver son point de chute à Stoke on Trent où il est régulièrement titulaire dans l’axe ou sur une aile. Il a marqué 3 buts en Premierleague, pour autant en FA Cup où son équipe s’est qualifiée le Week End dernier pour les Quarts de Finale.
On change de registre maintenant, on passe aux flops et aux ratés des cellules de recrutement des différents clubs de Premierleague.
Première catégorie de ce dossier. Sous-dossier des relances ratées, également connu sous le nom de rubrique Zat Knight.
On a la confirmation que les meilleures années de Joe Cole sont derrière lui et qu’il ne retrouvera surement jamais son niveau pré-Coupe du Monde 2006. Sa blessure à Southend avec Chelsea ainsi que sa longue période de rétablissement ont eu raison du reste de vitesse qui lui restait dans les jambes, ne lui restant que sa technique. Cole n’ayant jamais été un joueur qui a brillé par son sens du jeu collectif, il ne lui reste maintenant que cette fabuleuse technique sur place mais désormais plus ce coup de rein qui lui permettait de combler son déficit dans le jeu de combinaison (qui l’a vu se faire reconvertir en joueur davantage de couloir qu’axial a cause de son trop grand déchet). Un grand espoir Anglais starisé dès ses 15 ans qu’on aura finalement annoncé bien plus haut que ses capacités de footballeur lui permettaient d’aller, et qui n’a pas retrouvé en Ancelotti, Hogdson ou Dalglish un mentor charismatique comme ce fut le cas avec Mourinho qui avait réussi a l’époque a tirer le meilleur parti de lui. Il a le mérite d’agacer quelque peu les fans sur les rives de la Mersey, ses émoluments (près de 5,5M€/an) n’étant pas totalement en accord avec ses performances sur le pré…
Alinéa suivant, Martin Petrov, actuellement un des rares joueurs en Premierleague capables de faire de l’ombre à Mario Balotelli dans sa course au Melon d’Or. Mis e côté à Manchester City malgré quelques beaux buts sur coup francs notamment, il accepte le challenge de Bolton où il porte désormais le maillot n°10… C’est aussi le maître en la matière de frappes sans angle ou de reprises improbables qui finissent au dessus du stade pour peu que ca finisse au fond un jour. Au final il aura joué autant de matchs titulaires qu’il ne sera entré en jeu (13 contre 10) et aura utilisé son talent avec parcimonie, de manière irrégulière et trop souvent entrecoupé de rush solitaires ou de frappes improbables tellement agaçant(e)s qui font que ce transfert une réussite mi-figue mi-raisin… Capable de remettre son équipe sur les bons rails alors qu’elle est menée à domicile face au promu Blackpool grâce a un exploit individuel, Petrov est aussi capable d’être ce joueur terriblement frustrant comme à Sunderland où il a multiplié les tentatives improbables et les rushs solitaires au point d’être remplacé assez tôt par son entraîneur alors que son équipe était menée.
Vient ensuite le tour d’une ancienne gloire de la Premierleague en la personne de celle qui a eu l’occasion de remplacer son père durant une joute internationale avec sa sélection. Il s’agit bien sur d’Eidur Gudjohnsen qui a coupé court à son aventure monégasque pour tenter de retrouver ses sensations outre manche dans le championnat où il a nottament brillé à Bolton puis à Chelsea. On ne peut pas dire qu’avec 4 misérables matchs disputés en 5 mois le parti soit une franche réussite, tout en sachant que Stoke l’avait en grande partie recruté grâce au DVD de son match avec Tottenham à… Stoke City où il avait il est vrai réalisé une grosse performance avec le but victorieux a la clé. Et il dure son parcours de galérien, il tente actuellement de se relancer à Fulham, prêté par Stoke City.
La seconde catégorie de ce dossier, celle des transferts ratés, qui ont fait couler de l’encre pour pas grand-chose sur le terrain, ou simplement de joueurs finalement pas au niveau qu’on attendait d’eux
Sébastien Squillaci était censé devenir le partenaire de Thomas Vermaelen en défense centrale du côté de l’Emirates Stadium après avoir brillé en Liga et en Coupe d’Europe à Seville. Le bilan de sa saison n’est pas fameux pour l’instant, saison qu’il a traversé dans un anonymat relativement complet (notamment en France où on ne parle absolument pas de lui) symbolisé un rôle plutôt discret sur le terrain et une forme physique pas encore optimale expliquée par le fait qu’il ait raté une partie de la préparation d’avant saison avec le club Andalou du fait des négociations de son transfert. C’est ironie du sort la recrue en lequel la plupart des fans d’Arsenal ne fondaient pas autant d’espoirs qu’en lui, censée être sa doublure attitrée qui a finalement pris le devant de la scène en enchaînant les bonnes performances.
Jean Beauséjour a lui démontré que le niveau affiché par un joueur lors d’une compétition Internationale n’est pas forcément le niveau qu’il peut prétendre tenir sur une saison complète. C’est en réalité un joueur moyen, avec beaucoup de déchet et qui n’a pas/plus cette flamme qui l’animait avec la Roja en Afrique du Sud. C’est dommage, mais peut être qu’il est encore en phase d’adaptation a la Premierleague, donc attendons la saison prochaine pour juger vraiment puisque l’adaptation des joueurs sud-Américans n’est souvent jamais immédiate en Angleterre.
Christian Poulsen, est en difficulté dans le jeu. Trop de fautes inutiles et peu d’apport dans la construction du jeu, il cire actuellement le banc Scouse en attendant qu’un club daigne venir le sortir de son calvaire.
L’intitulé suivant porte le nom de Paul Konchesky arrivé dans les bagages de Woy Hogdson en provenance de Fulham. Lui aussi s’avérera être un gros flop, incapable de faire mieux qu’Emiliano Insua (!) et rapidement pris en grippe par l’exigeant public d’Anfield (avec une sombre histoire d’insultes aux fans sur Facebook notamment) et des difficultés d’adaptation pour lui le Londonien pur souche où il a toujours évolué (Charlton, West Ham, Fulham). Hogdson préférera par la suite installer a son poste de latéral gauche Daniel Agger qui lui déclarera être blessé, officieusement ne voulant plus jouer sous la gouvernance d’Hodgson. L’arrivée de Dalglish a précipité le départ du natif de Barking (comme John Terry et Ledley King), prêté à Nottingham Forest qui avait besoin d’un latéral gauche après que Chelsea ait rappelé l’excellent Ryan Bertrand dans ses rangs pendant le mercato.
Vient ensuite le cas de la doublette infernale de Wigan : Franco Di Santo, que Chelsea avait recruté pour près de 4M€ mais qui s’est avéré être un simple pivot incapable de marquer des buts (ce qui est vous le conviendrez, problématique pour un attaquant) lors de son passage à Blackburn, ce qui a amené Chelsea a céder ses parts au club de Dave Whelan (propriétaire de la chaine d’articles sportifs JJB puis DW) après une présaison quelconque. Dans le fond c’est triste pour lui parce que c’est un joueur sympathique et généreux, sauf que Wigan ne l’a certainement pas engagé pour 3M€ sans que la clause “buts” soit inscrite dans son contrat… L’argentin partage l’affiche avec le buteur Paraguayen Antolin Alcaraz, arrivé avec une réputation flatteuse d’Estudiantes après deux saisons réussies (32 buts en 55 matchs) et monnayé contre une dizaine de millions d’Euros. Le duo comptabilise un but, marqué par Alcaraz à Swansea lors du 4e tour de la FA Cup ; le Paraguayen est parti se relancer en prêt au Genoa tandis que l’Argentin va certainement encore errer en Angleterre pendant quelques saisons avant de penser a aller voir ailleurs. Et ce n’est certainement pas sur eux que les Latics peuvent compter pour éviter la descente en fin de saison. Alexander Hleb le milieu offensif Biélorusse est toujours aussi fin techniquement mais loin de ses meilleures années Londoniennes avec les Gunners ayant énormément perdu en vitesse, son jeu ayant désormais beaucoup de déchet.
Jelle Van Damme, aussitôt arrivé, aussitôt reparti en Belgique, recruté par les Wolves pour 3M€, il disputera 6 matchs pour un seul petit but marqué lui le joueur de flanc polyvalent. Il a signé au Standard de Liege alors que WWFC est dernier de Premierleague.
Autre ancien pensionnaire de Jupiler League, Milan Jovanovic surnommé le Serpent lors de ses années au Standard n’a pour l’instant pas forcément donné satisfaction. Parce qu’il fallait mettre du monde dans ma liste et parce qu’il n’a pas eu l’occasion de se montrer souvent, régulièrement sur le banc des remplaçants sans apporter sa qualité quand il avait l’opportunité de jouer. Heureusement qu’il est arrivé libre de contrat!
Le défenseur Paraguayen Marcos Angeleri a la longue tignasse et aux faux airs de guérillero peut lui aussi être rangé dans cette catégorie de transferts ratés, lui qui a signé en provenance d’Estudiantes pour près de 2M€. Je ne l’ai jamais vu jouer, les fans de Sunderland non plus (deux bouts de match même pas titulaire) et malgré l’hécatombe de blessures qui s’est abattue sur la défense des Black Cats il y a deux mois, Bruce n’a jamais fait appel à lui. Une énigme.
Reste à traiter le cas que vous attendez certainement tous, celui du Melon d’Or en puissance et favori de Roberto Mancini l’entraîneur des Citizens. Que dire de lui ? Qu’il a du talent mais ca on le sait, mais qu’il a une mentalité pourrie qui influe justement sur ses performances ca on en a eu la confirmation cette année. Balotelli en Premierleague c’est plus de bas que de hauts. Rien de tel par exemple pour faire parler de lui a son arrivée outre manche que de crasher son Audi A8 dès son arrivée ? La suite des évènements va s’avérer être un feuilleton passionnant où on verra le petit Mario engager régulièrement des joutes verbales a chaque remplacement avec la seule personne qui croie vraiment en lui à MCFC en la personne de l’ancien milieu de la Samp, puis ensuite organiser des concours de freefight à Carrington (en l’occurrence avec Jerome Boateng) sans l’aval de l’encadrement technique de l’équipe. Balotelli c’est aussi celui qui est capable de marquer deux buts et de se faire expulser dans le même match, ou celui capable d’endosser le rôle du joueur a qui on offre 3 buts sur un plateau (un immanquable à 20cm du but et deux penaltys) contre Aston Villa sans parler de ses déclarations tapageuses régulières dans les feuilles de chou Anglaises (nottament une interview où il annonce ne jamais avoir entendu parler de Wilshere et qu’il est facilement un des meilleurs jeunes Européens) . Alors on l’aime ou on l’aime pas, en attendant son bilan comptable est mauvais et son comportement au quotidien est aussi énigmatique que le montant de son transfert tout comme les interrogations sur le fait qu’il réussisse un jour quelque part qui taraudent les fans, ses fans.
Le dernier cas de ce dossier concerne une autre énigme, celle de Stephen Ireland. Si il apparaît comme évident qu’il ait un potentiel énorme et une qualité offensive monstrueuse avec sa faculté a délivrer des passes incisives avec une excellente vision du jeu, c’est ici aussi la mentalité qui laisse un peu pantois. Passons sur le fait qu’il reconnaisse sans concessions ne ressentir aucun plaisir ni fierté a défendre les couleurs du trèfle d’Irlande, lui le natif du Munster alors qu’il fait sans conteste partie des meilleurs joueurs Irlandais de sa génération. Mis au ban assez inexplicablement par Roberto Mancini qui ne souhaitait pas l’intégrer a son 4-5-1 frileux, ce pur produit du fructueux centre de formation de Manchester n’a donc pas pu confirmer en 2009/2010 son potentiel exposé au grand jour lors de la saison précédente avec ses 9 buts en 15 assists. C’est donc fort logiquement qu’il ait demandé à quitter le club cet été et qu’il s’est retrouvé embarqué dans la transaction du surcoté Milner en provenance d’Aston Villa, Ireland et quelques liasses de billets faisant le trajet inverse. Mais Houiller n’a visiblement pas trouvé les mots pour que son joueur soit totalement libéré, le numéro 9 des Villans a donc traversé cette première partie avec un niveau indigne de ce qu’on peut attendre de lui en vertu de ce qu’il a montré à Eastlands par le passé. Si on peut commencer a parler de gâchis pour ce joueur qui s’est engagé avec les Magpies de Newcastle pour tenter de se relancer, on peut relativiser en rappelant qu’il n’a que 25 ans et qu’il a encore le temps de trouver un contexte sportif favorable pour prouver a nouveau qu’il est un des meilleurs joueurs Britanniques actuels.
Ils auraient pu faire partie de cette liste:
James Milner, parce qu’il semble déraisonnable de débourser autant (Ireland+ 25M€) pour un joueur bon partout mais excellent nulle part et condamné dès lors a une trajectoire oscillante entre tous les postes possibles et imaginables pour lui (relayeur, latéral, ailier…) au gré des humeurs de son entraîneur, des blessures dans l’effectif et de possibles baisses de forme des titulaires en place. Puisqu’il a une bonne qualité de centre mais trop lent pour une aile, que son jeu de passe est trop moyen pour jouer durablement dans l’axe, qu’il a tendance à s’éparpiller…
Kenwyne Jones, c’est certainement un peu dur car si son transfert n’est pas une franche réussite, ce n’est pas non plus un échec total. Stoke l’avait justement recruté pour sa qualité dos au but et sa capacité a savoir conserver un ballon et a le donner a temps en plus d’être dangereux dans le domaine aérien (et aussi de savoir partir en rush balle au pied, certains de ses buts à Sunderland valent le coup d’œil) ; profil idoine au jeu de Stoke City qui utilise en masse les longs ballons et depuis cette année ses deux excellents centreurs (Etherington & Pennant, voir par ailleurs). Et pour l’instant, le Trinidadien se contente de performances moyennes ou justes correctes, en tout cas assez loin de ce que pouvait attendre Tony Pulis et Stoke City qui ont quand même mis 13M€ sur la table pour s’assurer ses services .
Steven Fletcher, l’ancien buteur des Hibs d’Edimbourg qui s’était révélé à Burnley la saison passée avec ses 8 buts (qui n’ont néanmoins pas empêche les Clarets de descendre a l’étage inférieur) ainsi que par sa qualité technique au dessus de la moyenne avec des déviations intelligentes et une superbe qualité de contrôle en plus d’une vision du jeu étonnante pour un attaquant ; n’a pour l’instant pas trouvé la clé à Wolverhampton qui certes privilégie davantage un système avec un milieu renforcé (donc le seul Doyle devant) mais où il n’a pas réussi a reproduire ses performances de Burnley quand il était aligné. A que cela n’en tienne, on devrait le revoir plus haut surtout si les Wolves finissent par descendre et sont amenés comme tous les relégués à devoir brader leurs meilleurs éléments.
Jermaine Beckford, souvent remplaçant et pas totalement adapté a la Premierleague a marqué tout de même 4 buts chaque fois décisifs dont un qui a assommé son club formateur Chelsea à Stamford Bridge avec les Toffees ; lui qui posé ses valises en provenance de Leeds United (League One) après 4 saisons fructueuses mais marquées par des échecs collectifs successifs devant l’objectif de la remontée. Il lui manque ce plus qui fait qu’un joueur puisse réussir en Premierleague, il est encore trop moyen techniquement et a trop tendance a la jouer facile comme il en avait l’habitude à Leeds par exemple ; avec une facheuse tendance a oublier ses partenaires ou simplement ne pas avoir ce fameux coup d’œil qui fait donner le ballon dans le bon tempo.









