The Three Lions: 2012, Road to Glory ! Le guide indispensable par MyPremierLeague

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Roy Hodgson a communiqué Mercredi à 14h (HF) la liste des 23 joueurs qui disputeront l’Euro 2012 en Ukraine et Pologne du 8 Juin au 1e Juillet 2012. Cette annonce suit de seize jours celle de la nomination du désormais ex-manager de West Bromwich Albion à la tête de la sélection. MyPremierLeague vous propose donc un commentaire de cette liste en faisant le point sur la saison, l’apport potentiel et le profil de chaque joueur.

Sa saison:

Son rôle probable:

Son profil:

 

GOALKEEPERS

13. Robert Green (West Ham United)

Sa saison: Titulaire à West Ham United qu’il n’a pas quitté l’été dernier après la relégation des Hammers en Championship, le gardien formé à Norwich est une valeur sure dans son club en contribuant grandement à la 3e place obtenue cette saison. West Ham présente la 4e meilleure défense de son championnat avec 48 buts encaissés en 46 rencontres vient juste d’obtenir son ticket validant son retour en Premier League après sa victoire 2-1 sur Blackpool en finale des Play-Offs.

Son rôle probable: 2 ans après sa bourde à Rustenburg face aux Etats-Unis à la Coupe du Monde, Robert Green n’a pas récupéré le crédit nécessaire au poste de numéro 1 en raison notamment de l’émergence de Joe Hart. C’est le seul joueur de la liste qui n’évolue pas en Premier League et devrait être la doublure de Joe Hart en cas de blessure de ce dernier.

Son profil: La surmédiatisation de ses rares approximations ces dernières années n’a pas servi sa réputation. Pourtant, en raison d’une exposition importante en club car souvent mis à contribution, Robert Green fait partie de cette petite part de gardiens anglais considérés complets. Dans un pays où le système de formation à ce poste recherche davantage l’abnégation (pour se faire hacher menu dans les sorties) et les attributs physiques (puissance et taille…) laissant de côté la maitrise technique ; Robert Green peut se targuer d’avoir pu développer lors de sa formation des qualités dans les prises de balle et la relance.  Sa régularité parle pour lui dans la mesure où il a disputé l’intégralité des rencontres de Championnat en club à une poignée de matchs près depuis la saison 2001/2002.

1. Joe Hart (Manchester City)

Sa saison: Champion d’Angleterre avec la meilleure défense (29 buts encaissés en 38 rencontres) lors d’une saison dont il n’a pas manqué une minute, la saison de Joe Hart a été couronnée par sa nomination dans l’équipe de l’année de Premier League.

Son rôle probable: Joe Hart sera sans aucun doute le premier nom couché sur la feuille de match par Fabio Capello. A l’inverse de 2010 où la hiérarchie entre David James, Robert Green et Joe Hart n’était pas précisément établie ; Joe Hart disputera en toute évidence la compétition dans son intégralité.

Son profil: Son égo surdimensionné est à la hauteur de son talent et lui permet de dominer les débats dans son championnat depuis maintenant trois saisons. Cependant, la solidité de la paire Lescott-Kompany et les matchs de Championnat où il était peu mis à contribution vont laisser la place à un trophée International de niveau plus relevé, le premier que Joe Hart entame en tant que n°1. Il sera intéressant de noter alors si les faiblesses de son jeu au pied (et de sa relance en général), tout comme sa relative difficulté à se remettre en question après une erreur seront soulignés à point nommé lors de la compétition.

 

Ils auraient pu être appelés:

Benjamin Foster: Sans conteste le meilleur gardien Anglais derrière Joe Hart depuis deux saisons, l’ancien portier de Watford et Manchester United ne disputera pourtant pas la compétition. Lassé de jouer les potiches lors des trêves Internationales, Foster a décidé de prendre du recul avec la sélection pour consacrer davantage de temps à sa famille et ses deux enfants. L’appel du pied de son désormais ex-manager à WBA n’y aura rien changé.

 

Scott Carson: Le portier de Bursaspor (qu’il a rejoint l’été dernier à l’expiration de son contrat avec West Bromwich Albion) semble toujours trainer le boulet de sa sortie manquée face à la Croatie en 2008, entérinant une défaite 3-2 à Wembley et la non participation des Three Lions à la phase finale de l’Euro. Parti découvrir un nouveau championnat, Scott Carson a disputé l’intégralité des rencontres soit 34 matchs. Pour autant, il lui aura finalement été préféré des gardiens évoluant en Angleterre et ne présentant également pas les lacunes techniques de Carson (prises de balle principalement).

 

Scott Loach: Indiscutable en sélections des moins de 21 ans, Loach l’était encore dans son club de Watford jusqu’à la fin de la saison dernière. Des derniers mois compliqués en 2010/2011 avant une saison 2011/2012 tronquée par l’arrivée en prêt de Tomas Kuszczak courant février auront définitivement enterré les maigres espoirs de participation à l’Euro de Scott Loach qui reste tout de même dans la liste officieuse des joueurs pouvant prétendre à  être convoqués dans le futur.
David Stockdale: Barré par l’inamovible Mark Schwarzer à Fulham, David Stockdale se contente patiemment des miettes que lui laisse l’Australien au gré de ses blessures. La dernière en date a permis à David Stockdale de disputer 8 rencontres de mi-décembre à début février. Avant cela, Stockdale avait passé 6 mois cauchemardesques au beau milieu des tracteurs à Ipswich Town. Loin de démériter, il a pourtant concédé 35 buts en 18 rencontres (dont 7 l’espace d’une sinistre après-midi à Peterborough fin Juillet).

DEFENDERS

12. Leighton Baines (Everton)

Sa saison: Nominé dans l’équipe type de la saison en Premier League pour la première fois de sa carrière, Leighton Baines n’a  toutefois pas réitéré sa performance de 2010/2011 consistant à avoir disputé chaque minute des 38 rencontres de la saison en raison d’une blessure à l’adducteur fin avril. L’ancien latéral de Wigan a  tout de même réalisé une saison de bonne facture à un poste où les spécialistes ne sont pas foison. Crédité de 10 passes décisives la saison dernière, Baines n’en aura délivré que 3 cette saison.

Son rôle probable: A l’image de Wayne Bridge avant lui, Baines subit l’imposante présence d’Ashley Cole, indiscutable en sélection depuis une dizaine d’années. Ainsi, il ne devrait se contenter que d’un rôle de doublure même si la pauvreté des ailiers peut faire imaginer un instant un repositionnement au cours de la compétition, une alternative qui reste néanmoins très peu probable.

Son profil: A 27 ans et du haut de son mètre soixante dix, Leighton Baines est un latéral offensif doté d’un pied gauche remarquable. Sa qualité de centre est unanimement reconnue (4e ratio du Championnat et 17e Européen avec 67/242 centres réussis, soit une moyenne de deux par rencontre)  bien qu’il manque souvent de rigueur défensive; souvent à la peine en duel.

5. Gary Cahill (Chelsea)

Sa saison:  Difficile d’imaginer une saison plus paradoxale pour l’ancien défenseur d’Aston Villa. Embourbé dans le bas de tableau avec Bolton qu’il avait rejoint en 2008, Cahill a répondu positivement courant Janvier à la proposition de Chelsea qui voulait renforcer son compartiment défensif (Terry trainant une blessure au genou et sous la menace d’une longue suspension après l’affaire Ferdinand, ne laissant que deux centraux de métier, David Luiz et Ivanovic). Après un mois sans une apparition avec le maillot des Blues (suivant celui qu’il aura fallu pour concrétiser son transfert, de l’annonce initiale d’un accord à l’officialisation…), Cahill n’aura pas le temps de faire réellement ample connaissance avec celui qui est à l’origine de sa venue, Villas Boas étant renvoyé moins d’un mois après la première titularisation de Cahill face à Manchester United début février. Ses 18 matchs en une demi-saison l’amèneront jusqu’à ses deux premiers trophées en club, la FA Cup et la Ligue des Champions, dont il jouera un rôle capital après ses performances face à Barcelone et Munich (remplaçant Terry suspendu).

Son rôle probable:  Gary Cahill semble le défenseur le mieux placé pour débuter la compétition aux côtés de John Terry, Roy Hodgson étant logiquement tenté de privilégier (à l’instar de la liste) une certaine continuité permise par les automatismes acquis entre les deux joueurs en club.

Son profil: A 26 ans, Gary Cahill est un défenseur solide en duel, plutôt rapide et à l’aise lorsqu’il s’agit de tenter sa chance face au but (15 buts en 147 matchs à Bolton, 2 en 18 à Chelsea) grâce à un comportement d’attaquant dans ses courses sur phases arrêtées ainsi que par sa technique de frappe. Néanmoins, Cahill pêche dans la relance et manque parfois de rigueur tactique quand il advient de devoir couvrir proprement son latéral. Le n°24 de Chelsea présente également la particularité de se montrer proportionnellement aussi solide que l’enjeu du match est important (dans la continuité de ses matchs à Bolton); une façon diplomatique de traduire que son association avec David Luiz ne manque pas de piquant dans les matchs dits “d’enjeu moindre”.

3. Ashley Cole (Chelsea)

Sa saison:  Il  semble un peu tôt pour avancer sèchement que Cole sent le poids de ses 31 printemps. Il faut dire que l’animation mise en place par Andre Villas Boas qui s’est rapidement effondrée dans un grand n’importe quoi n’a pas préservé le latéral anglais à l’hygiène de vie toujours aussi discutable. L’absence de repli défensif et même tout simplement d’un véritable ailier devant lui (Juan Mata dézonant à volonté) l’aura souvent laissé aussi exposé défensivement qu’esseulé offensivement (bien qu’il achève la saison 2e meilleur passeur de l’équipe derrière… Mata avec 6 unités contre 13). Cole s’était en effet habitué par le passé au volume de jeu de Florent Malouda et sa présence dans le couloir pour combiner. La remise à plat de quelques bases tactiques en plus d’un changement de système (passage du 4-3-3 au 4-2-3-1) par Roberto Di Matteo aura lancé une nouvelle dynamique sportive dont Cole aura été un des principaux moteurs sur les derniers mois. Auteur de performances proches de la perfection défensivement en Ligue des Champions pour une fin de saison en boulet de canon, il adviendra à la saison prochaine de montrer si Ashley Cole est un diesel ou simplement un monstre de régularité, à condition toutefois d’être correctement utilisé pour les quelques saisons qu’il accoste en titulaire (Cole joue régulièrement sous injection de par des fractures de fatigue récurrentes à la cheville).

Son rôle probable:  A l’instar de Joe Hart, Ashley Cole sera parmi les premiers noms couchés sur les feuilles de match. Très rarement décevant avec le maillot des Three Lions, Cole avait surnagé dans le marasme sud-Africain il y a deux ans. Sa non titularisation semble inenvisageable.

Son profil:  Référence mondiale au poste de latéral gauche depuis maintenant quelques années, Ashley Cole est un latéral hyper offensif doté d’un coffre athlétique qui lui permet d’enchaîner les courses de dédoublements sur la durée d’un match. Idéalement performant en binôme avec un joueur dans la zone face à lui pour combiner, Cole ne laisse pas pour autant ses taches défensives de côté : son petit gabarit ainsi que sa vivacité en font un défenseur intraitable en duel puisque sa vitesse d’appuis lui permet de revenir en permanence à la charge.

2. Glen Johnson (Liverpool)

Sa saison:  Le latéral de Liverpool a réalisé une saison de bonne facture dans une équipe aux résultats sportifs décevants (8e avec 14 défaites). On commence à penser que Glen Johnson a franchi un pallier sportif à 27 ans, montrant davantage de maitrise dans son jeu ainsi qu’une régularité qu’on voyait peu les saisons précédentes. Auteur du but vainqueur face à son ancien club Chelsea en championnat à la suite d’un exploit solitaire en fin de match, Glen Johnson a remporté  le trophée pour la deuxième fois (déjà vainqueur avec Chelsea en 2005) en battant Cardiff City courant Février. Johnson aura évolué à différents postes cette saison dans plusieurs organisations tactiques. Principalement latéral droit, il a disputé deux matchs sur le flanc gauche et s’est montré à son avantage lorsque Dalglish a sorti de son placard un 5-4-1 mettant la part belle aux latéraux-ailiers.

Son rôle probable: Roy Hodgson n’a pas apellé Micah Richards (en conflit ouvert avec Capello, sa carrière internationale s’écrit en pointillés depuis 2007),  ni Kyle Walker (blessé à l’orteil) qui, en dépit de leurs indéniables qualités offensives, ne présentaient de toute façon pas assez de garanties défensives pour le haut niveau ; démontrant déjà certaines lacunes tactiques en club. Glen Johnson se retrouve donc face à un boulevard et devrait débuter la compétition à condition d’être épargné par les blessures (il a quitté la séance d’entraînement la semaine dernière suite à un orteil infecté). L’ancien latéral de Portsmouth est le seul spécialiste du poste dans la liste et ne devrait pas être trop inquiété par Phil Jagielka (qui n’a jamais convaincu lorsque Capello l’a testé au poste de latéral), Phil Jones (qui manque de rigueur) ou James Milner (le tournevis polyvalent capable de remplacer sur le tas  à tous les postes). Pour autant, Glen Johnson se sait attendu par le manager qui l’avait ouvertement critiqué il y a un an et demi pour son niveau considéré alors “indigne de celui qui lui avait permis de briller en sélection”. On est aisément tenté de penser que le choix de Johnson est un choix par défaut…

Son profil: Johnson a franchi un pallier depuis un an et demi, une durée qui coïncide curieusement avec à la mise au point d’Hodgson envers cet éternel espoir du football Anglais qui a stagné pendant de longues saisons. Parti se relancer à Portsmouth en 2007 après 41 matchs en 4 saisons à Chelsea où l’excuse de sa jeunesse perdait continuellement en crédibilité, Johnson a profité de ces deux saisons sur la côte sud pour redorer son image. Sans forcément améliorer le compartiment défensif de son jeu, ses quelques buts valant le coup d’œil ont convaincu Liverpool de miser sur lui vingt millions de Livres Sterling. Depuis la fin de la saison dernière, Johnson a trouvé un équilibre dans son jeu en se montrant à son avantage dans ses interventions défensives (progrès notables dans les duels aériens, les tacles et la lecture des trajectoires/transmissions afin d’intercepter) ainsi que ses courses (utilisation plus intelligente de la largeur et l’espace sur ses montées, retours plus rigoureux); le tout afin de compléter des qualités offensives de contre-attaquant unanimement reconnues depuis des années, notamment dans le dernier tiers du terrain.

14. Phil Jones (Manchester United)

Sa saison: Débarqué l’été dernier de Blackburn pour la coquette somme de dix-sept millions de livres après seulement deux saisons professionnelles à son actif, Phil Jones aura connu un exercice 2011/2012 encourageant mais contrasté. La blessure de Nemanja Vidic et les absences de Rio Ferdinand auront contribué à mettre le gamin de Preston rapidement sur le devant de la scène. Auteur d’un excellent début de saison où il aura évolué tour à tour dans l’axe de la défense, sur le flanc droit et même dans l’entrejeu ; Jones aura par la suite perdu la fraicheur et l’énergie si caractéristiques de son jeu, notamment en raison du nombre important de matchs qu’il aura disputé à seulement 20 ans (45, soit autant que les deux derrières saisons à Blackburn) et d’une blessure à la cheville lors la fin de l’hiver.

Son rôle probable: A l’image de Phil Jagielka ou James Milner, Phil Jones doit en partie sa place dans la liste à sa polyvalence. Si l’ancien protégé de Sam Allardyce à Blackburn ne devrait pas débuter la compétition en tant que titulaire, il reste une solution crédible si Glen Johnson ne donne pas satisfaction ou que Scott Parker manque à l’appel pour cause de blessure.

Son profil: Sir Alex Ferguson ne s’est pas trompé en investissant autant sur Jones. Pour sa première titularisation en Premier League face à Chelsea et Drogba, Jones a muselé celui qui finira alors meilleur buteur de l’exercice 2009/2010 quelques semaines plus tard en l’empêchant de se retourner et de remporter ses duels. Initialement aligné dans l’axe à de rares occasions pour pallier aux blessures de Ryan Nelsen (formant un solide partenariat avec Christopher Samba), Allardyce verra dans la qualité avec le ballon de Jones l’option de l’aligner dans l’entrejeu afin de renforcer son milieu à 5. Jones y fera étalage de qualités de passe et de piston dans l’entrejeu avec d’incroyables courses vers l’avant tout en imprimant un impact physique conséquent. Solide en duel et disposant d’un gros volume de jeu, le n°4 de Manchester United lit également dispose d’une bonne lecture du jeu et des trajectoires.

15. Joleon Lescott (Manchester City)

Sa saison: A l’origine 3e défenseur dans la hiérarchie à Manchester City, Joleon Lescott a profité de la suspension pour dopage de son coéquipier Kolo Touré pour se faire sa place au soleil depuis le milieu de la saison dernière. Titulaire (31 rencontres) mais sans pour autant faire l’unanimité, la saison de Lescott est globalement correcte mais reste entachée par de nombreuses erreurs individuelles qui en ternissent le bilan. Evoluant dans un rôle assez restreint, on a toutefois du mal à retrouver celui qui faisait la joie de Goodison Park (2006-2009) avant son transfert onéreux et fracassant vers Manchester. Il conclura sa saison sur le titre de Champion d’Angleterre mais également par une victoire acquise à Wolverhampton qui entérinera la relégation de son club formateur (1999-2006).

Son rôle probable: Le forfait de dernière minute de Gary Cahill a bousculé l’ordre de la récente hiérarchie. Initialement considéré comme le désormais 3e choix derrière la paire Terry-Cahill, Lescott profite de la blessure de l’ancien défenseur de Bolton pour récupérer sa place de titulaire qu’il briguait avant l’émergence de Cahill.

Son profil: Joleon Lescott est un défenseur solide en duel et à son aise lorsqu’il n’est pas soumis à un pressing intense. N’étant pas chargé des taches de distribution et de relance dans son club, il se contente seulement d’alimenter Gareth Barry. Régulièrement coupable de sautes de concentrations, Lescott est du fait assez imprévisible et il est donc possible de le voir passer totalement à côté d’une intervention ou manquer une relance de façon grotesque.

6. John Terry (Chelsea)

Sa saison: Comme son coéquipier Ashley Cole, John Terry a souffert de la mise en place tactique par Andre Villas Boas d’une ligne de défense haute. Terry étant réputé pour tout sauf sa vitesse, le fait de devoir couvrir les montées des latéraux alors que le précieux Nigérian John Obi Mikel (couvrant d’habitude l’axe) était mis au placard a fait concéder à Chelsea quelques buts clownesques en contre-attaque. Handicapé par une blessure au genou qu’il a repoussé jusqu’à ne plus pouvoir jouer, Terry a tout de même réalisé une grosse saison dans son club formateur qu’il a emmené au succès en FA Cup et en Ligue des Champions.

Son rôle probable: John Terry débutera la compétition en compagnie de Joleon Lescott. Si il ne porte plus le brassard de capitaine après le volte-face de Capello (qui sera fatal au technicien Italien en février dernier), le défenseur emblématique de Chelsea continuera à donner de la voix et encourager ses partenaires. Handicapé par des blessures de toutes sortes depuis plusieurs saisons mais essentiel à son équipe, Terry a tiré sur la corde avant de devoir stopper au bord de la rupture deux années de suite (dos et nerf sciatique en 2010/2011, genou en 2011/2012), ce qui présage peut être la perspective d’une dernière compétition Internationale pour le recordman des matchs disputés en tant que capitaine dans son club (en dépassant la barre des 400 durant la saison).

Son profil: A l’image de son compère Ashley Cole, John Terry n’est pas paru à son avantage en début de saison en raison de la ligne de défense haute mise en place par Andre Villas Boas. Cependant Terry se montre toujours aussi solide en duel qu’il n’est précieux par sa science du placement et de la couverture (d’où sa complémentarité et son entente avec Ashley Cole en club, au delà des passes échangées). Avec 1667 passes réussies sur 1826 soit un ratio de 91,3% (8e meilleur ratio Européen) et une moyenne de 58,9 passes tentées par match (15e ratio général du Championnat et 9e parmi les défenseurs centraux en Europe), la relance de John Terry n’est pas en reste. Lors de l’Euro, cette qualité de relance permettra de fournir une première relance propre tout comme d’alimenter avec précision Andy Carroll (90/137 passes longues réussies soit un ratio de 2.9 par match, cependant loin des 154/197 ou 197/343 des sélectionnables Rio Ferdinand et Phil Jagielka).

18. Phil Jagielka (Everton FC)

Sa saison: Le vice-capitaine d’Everton a réalisé une saison plus solide que la précédente où à la suite de retours précipités de blessures, son manque de rythme lui avait été préjudiciable à de nombreuses reprises. En 2011/2012 et malgré une absence de trois mois pour cause de blessure aux ligaments du genou après l’hiver, Jagielka a démontré qu’il faisait assurément partie du groupe des joueurs anglais pouvant prétendre à une sélection en équipe d’Angleterre. D’une régularité exemplaire, Jagielka a connu quelques hauts (face à l’Espagne à Wembley ou plus récemment contre Pogrebnyak et Dempsey en Championnat) mais sa qualité réside principalement en cette faculté à enchaîner les bonnes performances et constituer une véritable garantie en club. Soit l’étape précédant juste celle de l’attribution définitive du brassard de Capitaine d’Everton par David Moyes dont il n’est plus si éloigné, ayant déjà l’habitude de porter le brassard lors des absences de Phil Neville.

Son rôle probable: Réserviste lors de l’annonce de la première liste des 23 courant Mai, Jagielka a été rappelé à la suite du forfait de Gareth Barry au bénéfice de sa polyvalence sur le papier. Capable d’évoluer sur le flanc droit (avec guère de réussite, voir par ailleurs) ou dans l’entrejeu (poste qu’il occupait à mi-temps à Sheffield United entre 2000 et 2007, il disputera 17 matchs en tant que milieu axial et 19 en charnière lors de sa dernière saison au club), Jagielka a même eu l’occasion de remplacer son gardien Paddy Kenny blessé lors d’une victoire face à Arsenal en 2006. Cependant, sa convocation tient davantage du refus de Michael Carrick de figurer dans la liste des réservistes  et du rappel du seul autre milieu de la liste, Jordan Henderson.

Son profil: Phil Jagielka est un défenseur central présentant des attributs qu’on peut attribuer à ceux d’un véritable milieu de terrain avec une moyenne de 41,5 passes tentées par match (928/1246 soit 74.5%) dont 6,6 passes longues (197/343 soit le 4e ratio et total absolu du Championnat parmi les joueurs de champ derrière Ashley Williams, Luka Modric et Benoît Assou-Ekotto en faisant le meilleur Anglais dans ce domaine). Jagielka est un bon tacleur (1,8 tacles réussis par match soit le 15e meilleur total pour un défenseur central en Premier League) et lit bien le jeu (2,1 interceptions par matchs, également 15e à son poste). La précision de son jeu de tête n’en fait cependant pas pour autant un joueur impérial en duel aérien.

MIDFIELDERS

19. Stewart Downing (Liverpool)

Sa saison:  En un seul mot: catastrophique. Il paraît aberrant d’imaginer voir à l’Euro un joueur qui ne comptabilise aucun but ni passe décisive en 36 matchs de Championnat ; pourtant Roy Hodgson et la fédération ont choisi d’appeler l’ailier de Liverpool sous couvert de la continuité du groupe (et du fait que Downing hausse quelque peu son niveau en sélection). Si il n’est toutefois pas le premier joueur à connaitre un premier exercice délicat sur les bords de la Mersey (la jurisprudence Lucas Leiva, désormais une référence à son poste a le mérite de faire réfléchir), l’échec de son retentissant transfert de Liverpool ne peut cependant être imputée uniquement à des éléments extérieurs.

Une dizaine de jours après avoir réitéré son souhait de rester à Aston Villa, Downing avait choqué les fans d’Aston Villa en communiquant une requête de transfert à sa direction (chose que ni Barry, Milner ou Young n’ont fait en leur temps) et en posant en compagnie d’Andy Carroll et d’une écharpe de Liverpool dans un pub. Le quotidien The Daily Telegraph avançant même qu’une vidéo où il envoie une poignée de ballons dans des poubelles fut à l’origine de la décision de Kenny Dalglish, Comolli, Werner et J W Henry d’investir £22m sur l’ancien ailier de Middlesbrough (la vidéo s’avèrera par la suite avoir été truquée au profit d’une promotion pour les abonnements à Villa Park). Avec ‘une seconde partie de saison d’un meilleur tenant que la première partie, Stewart Downing peut par ailleurs expliquer son total peu reluisant de passes décisives par les saccages perpétrés devant le but par Andy Carroll, Luis Suarez (seulement 11% d’occasions de buts converties) ou encore Maxi Rodriguez. Cependant, son déchet incroyable dans ses frappes et centres a matérialisé le passage d’une réputation qu’on peut imaginer grandement basée sur Match Of The Day (émission de la BBC diffusant les résumés de chaque journée de Championnat, présentée par Gary Lineker ndlr) à celle du brusque retour sur terre d’une analyse approfondie et de critiques d’une équipe (et son recrutement) continuellement sous le feu des projecteurs.

Son rôle probable:  Pour faire simple, l’ancien ailier de Middlesbrough pourra difficilement faire pire que ce qu’il a montré cette saison en club. Il devient à partir de là un joueur dont le niveau lors de la compétition devient une inconnue. Un regain de forme n’est pas à exclure même si la concurrence n’est plus la même qu’en club (numériquement du moins). Jamais remis en question cette saison (à lire ces incroyables déclarations http://www.guardian.co.uk/football/2012/jan/20/liverpool-kenny-dalglish-stewart-downing de Dalglish en Janvier), Downing sera potentiellement porté au pilori encore plus rapidement qu’en club par la presse Anglaise, toujours aussi sèche avec sa sélection.

Son profil: Stewart Downing est un joueur rapide et habile des deux pieds, doté d’une frappe puissante et d’une technique de centre correcte. Ses principales lacunes résident dans la variation ainsi que la pertinence même de son jeu qui manque cruellement de relief. Aligné de façon égale sur les deux ailes à Aston Villa ou Liverpool, Downing ne présente pas une palette de dribble très variée (efficace lorsqu’il est lancé cependant, pas face à un bloc regroupé en revanche) lorsqu’il lui advient de devoir déborder son vis-à-vis. Les deux autres principales composantes de son jeu sont les centres en bout de course sur la ligne de but où les rentrées dans l’axe pour frapper. Si ses statistiques de dernier de la classe ont fait couler beaucoup d’encre, celles détaillées de son jeu n’en mériteraient pas moins: avec 45/199 centres réussis, Downing se place au 11e rang des plus gros centreurs mais seulement au 23e rang des meilleurs centreurs (23%). Avec 72 tirs sans marquer, c’est le pire joueur en Europe dans ce cas, devançant Dani Benitez (Grenade) et ses 68 tirs sans but. De plus, il présente le plus grand total de “key passes” (passe décisive sans prendre en compte la finition de l’action) sans offrir de passes décisives avec 55 services infructueux.

4. Steven Gerrard (Liverpool)

Sa saison:  Touché à l’adducteur de Mars à Septembre dernier, Steven Gerrard est revenu progressivement à la compétition en se contentant d’entrées en jeu (à l’exception du choc face à MU où il inscrira son premier but de la saison) avant de se blesser à nouveau (à la cheville cette fois-ci) de fin octobre à fin décembre. A son retour de blessure, l’emblématique n°8 des Reds sera aligné dans l’entrejeu par Kenny Dalglish aux côtés de Jay Spearing dans un milieu à deux où à trois (y ajoutant alors Jordan Henderson ou Jonjo Shelvey). Pourtant, à l’exception d’éclairs de brillance (triplé face à Everton en Championnat notamment), Gerrard manquera cruellement d’impact dans ses matchs qu’il disputera par phases avant de disparaître, essentiellement en raison d’une condition physique inexorablement en baisse (il a eu 32 ans le 30 mai).

Son rôle probable:  Roy Hodgson a choisi de confier le brassard à celui qui porte déjà celui de son club depuis 2003 et qui avait déjà mené l’Angleterre lors de son cours parcours en Afrique du Sud voilà deux ans. Si la présence de Gareth Barry et de Scott Parker laissait présager un rôle de meneur de jeu pour Steven Gerrard, le forfait du milieu de Manchester City semble indiquer que “Stevie G” évoluera un cran plus bas comme face à la Belgique à Wembley.

Son profil: Steven Gerrard n’est plus à présenter au grand public. Bien qu’il soit de plus en plus rare de le voir percer le rideau adverse avec des montées rageuses, sa précision lorsque le ballon est arrêté est diabolique. Sa palette de passe est considérée complète tant l’Anglais sait tout faire: transversales, passes en profondeur, centres. Redoutable frappeur à distance, c’est lui qui avait ouvert la marque face aux Etats Unis à Rustenburg (voir par ailleurs) lors du premier match de la dernière Coupe du Monde.

8. Jordan Henderson (Liverpool FC)

Sa saison: Jordan Henderson a connu une saison compliquée sur le plan individuel et collectif lors de laquelle il aura disputé 48 rencontres. Il ne semble pas exagéré d’avancer que l’ancien milieu de Sunderland (2008-2011) a du s’adonner à un rôle bien trop large pour ses épaules, tant sur le terrain que dans sa continuelle présence sur les feuilles de match après son couteux transfert de l’été (£20m).

Henderson aura manqué de constance et de consistance dans ses performances, ce qu’on peut apparenter à une crise de confiance dans la mesure où il a du faire face à une pressionet des attentes différentes qu’à Sunderland. Milieu polyvalent, il aura été trimballé à tous les postes du milieu de terrain sans véritablement convaincre, sauf à de rares occasions (juste devant Charlie Adam et Lucas Leiva à Stamford Bridge l’automne dernier lors de la victoire de son équipe par deux buts à un, voir par ailleurs).

Si les observateurs supposaient l’été dernier qu’il soit parti trop tôt de Sunderland après seulement deux saisons pleines, il adviendra de l’avenir de montrer si ce pari s’avèrera payant. On verra donc l’impact de cette saison peu évidente  sur une suite de carrière qu’on verra osciller entre celle d’un joueur moyen ou celle d’un joueur au mental dorénavant forgé.

Son rôle probable:  Appelé de dernière minute alors que Frank Lampard était contraint de déclarer forfait, sa convocation a fait couler de l’encre par rapport à sa saison moyenne et le fait que Michael Carrick reste chez lui. Si il ne devrait pas débuter la compétition, Jordan Henderson reste une solution crédible au poste de relayeur, un cran plus avancé ainsi que sur le flanc droit.

Son profil: Jordan Henderson est un milieu de terrain polyvalent sur lequel Liverpool a choisi de faire le pari de l’avenir. Sans forcément être le véritable chef d’orchestre de l’attaque de Sunderland mais en étant plutôt son principal animateur, Henderson n’est pas sans rappeler Frank Lampard, Steven Gerrard ou Raul Meireles (dont il aura précipité le départ à son arrivée au club) dans certains paramètres de son jeu. Ainsi, bien que son potentiel reste à affirmer à travers certains compartiments où il dispose d’une marge de progression conséquente (passe, frappe, volume de jeu, vitesse d’execution) ; il est possible de voir dans les courses verticales d’Henderson afin de se retrouver en position de frappe à 20m des traces de Lampard. Par ses courses de soutien aux offensifs latéraux ainsi que sa qualité de centre (d’où son positionnement ponctuel sur le flanc droit), le numéro 14 des “Scousers” aura rapellé l’illustre Steven Gerrard, friand de ces décrochages sur les ailes afin de pouvoir centrer (ce qui explique son positionnement sur le côté gauche d’un 4-2-3-1 par Fabio Capello par le passé). Pour finir, cette propension à évoluer assez bas devant une paire de milieux de terrain en utilisant de façon optimale l’espace à sa disposition et en orientant le jeu a pu faire penser à ce que réalisait régulièrement Raul Meireles en seconde partie de saison 2010/2011 à Liverpool.

16. James Milner (Manchester City)

Sa saison:  Victime de l’embouteillage sur les ailes à City (Johnson, Nasri, Balotelli) et de la volonté de Roberto Mancini de mettre en place un plan de jeu axé sur la possession de balle, James Milner aura progressivement perdu sa place au profit de Samir Nasri en dépit d’un automne solide (élu November’s Player of the Month dans son club). Joueur précieux dans un collectif par son volume de jeu et son abnégation ; on peut cependant penser que sa polyvalence a fini par desservir le joueur formé à Leeds. A 26 ans et demi, Milner se contente d’un rôle de complément pour remplacer tel un tournevis  à tête fendue, celui qu’on aurait préféré avoir à la place, sans pour autant qu’on ait à se plaindre.

Son rôle probable:  James Milner apparait comme le parfait complément d’un Glen Johnson aux velléités offensives maladives. Dans une équipe qui cherchera à rester compacte à la perte du ballon et en voulant maintenir un semblant d’équilibre lors de ses attaques rapides, la titularisation de l’ancien joueur d’Aston Villa (échangé contre Stephen Ireland +£24m !) semble d’autant plus logique que les autres candidats sur les ailes peinent à convaincre (Walcott, Downing, Oxlade-Chamberlain).

Son profil: La première impression quand on voit évoluer James Milner est qu’il s’éparpille sans jamais convaincre dans un compartiment précis du jeu. Relativement grossier techniquement et avec un déchet dans son jeu de passe courtes, Milner serait davantage un “bouche trou” dans l’axe en dépit de sa qualité de frappe à distance et de son . Cependant, ses matchs sur les ailes (essentiellement l’aile gauche pour plonger et centrer) s’avèrent en général de meilleure tenue notamment de par sa qualité de passeur décisif (24 assists les trois dernières saisons). Capable de déborder en puissance pour centrer ainsi que d’enchaîner les courses de repli, Milner fait le boulot et se montre efficace (5 passes décisives et 3 buts en 17+9 matchs) à défaut d’être élégant, après tout c’est ce qu’on attend de lui.

17. Scott Parker (Tottenham Hotspur)

Sa saison:

Son rôle probable:

Son profil:

20. Alex Oxlade-Chamberlain (Arsenal)

7. Theo Walcott (Arsenal)

11. Ashley Young (Manchester United)

FORWARDS

9. Andy Carroll (Liverpool)

10. Wayne Rooney (Manchester United)

22. Daniel Welbeck (Manchester United)

21. Jermain Defoe (Tottenham Hotspur)

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